Il ne sert à rien de vouloir ce que l'on ignore.

Pour savoir que l'on respecte l'autre, il faut être débarrassé de toute fausse idée de lui, pour ne pas le confondre avec une illusion ou soi-même.

De cette attitude intérieure découle naturellement, et sans effort, une façon d’être aligné, cohérent, transparent pour son client.

 




Un coach qui se respecte, respecte nécessairement l’autre.
Il n'est pas dans le
"vouloir respecter", il respecte l'autre en étant simplement sincère avec lui même.

Exemple : un coach peut vouloir se former et s'en remettre à la supervision d'un autre coach s’il en ressent la nécessité, comme il peut ne pas le faire s'il ne le ressent pas.
Le plus important n’est pas la supervision, mais la vérité du coach avec lui-même lorsqu’il se fait superviser.
FAIRE en accord avec ce que l’on ressent, être sincère, EST se respecter et respecter l’autre.
L’autre pouvant facilement être abusé par les apparences, seule la vérité du coach avec lui-même garantie le respect qu'il a pour lui-même et donc pour l’autre.
Respecter se traduit par exemple par le fait de laisser l'autre libre de faire un choix qui peut être contraire à ce que l’on voudrait.

Lorsque le coach prend le risque de déplaire à son client donc de le perdre, en ne le rassurant pas faussement, il place son client devant l’obligation de discerner par lui-même.
Ce comportement du coach est une façon de dire à son client la confiance qu’il a dans la capacité du client à discerner.
Le client perçoit nécessairement la sincérité du coach, discerne, et fait donc le constat qu’il sait le faire.

Un coach qui évite de rassurer faussement son client en prenant appui sur l'avis d'un tiers, permet à ce client d'avoir accès pleinement à sa ressource "discernement".
Dans notre exemple, s’il utilise auprès d’autres le fait qu’il se fait superviser pour garantir sa qualité, le message qui passera sera le suivant : "d'autres que vous ont dit que j'étais bon" ce qui veut dire en clair : "je ne crois pas en votre capacité à discerner que je suis bon ».
Il ne se fait pas confiance donc il ne peut pas faire confiance à son client.
Ce manque de confiance aura pour conséquence de brider l'expression spontanée de la capacité propre à discerner de son client, ce qui est l’inverse du travail d’un coach.


Un coach qui se respecte est transparent ou dit sa non transparence. Il n'a rien à cacher ou dit clairement la limite au-delà de laquelle il ne peut se montrer. La transparence qu'EST sa sincérité fait toute la puissance de son action.


Un coach qui se connaît fait confiance à l'autre et en sa capacité d'honnêteté. Il reste cependant lucide sur la capacité présente de l'autre à vivre ou non cette honnêteté. S'il sait l'autre incapable d’honnêteté dans l'instant, il lui dira sans jugement qu'il voit cette incapacité et qu’il ne la confond pas avec ce qu’est son client. Le manque d'honnêteté est seulement une conséquence d'un non-être.

Si le coach ne fait pas confiance en son client et se respecte, il dira clairement son manque de confiance et son incapacité à poursuivre sa mission.

   






     




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